La nouvelle campagne de prévention de Paris vous invite à faire l’amour sans risque

Après San Francisco et son programme volontariste « Getting to zero », et avec New York et de nombreuses grandes villes du monde, Paris s’investit encore davantage dans la lutte contre le sida, avec l’objectif de mettre fin à l’épidémie à l’horizon 2030.
Pour cela, une association, Vers Paris sans sida, a été créée (présidée par Michel Bourrely) et Eve Plenel, la coordinatrice du programme, a conçu, avec un comité stratégique, la première campagne de communication intitulée  « Faisons de Paris la ville de l’amour sans sida ». Elle est constituée de six visuels, déclinés en affiches et en flyers.

Selon Vers Paris sans sida, cette campagne s’adresse aussi bien au grand public car chacun peut contribuer à la fin du sida, qu’aux populations les plus vulnérables vis-à-vis du VIH dans la capitale (les hommes gays et bis, les personnes trans et celles originaires d’Afrique sub-saharienne) et aux personnes séropositives.

Pour la première fois, une campagne menée par un organisme public explique qu’une personne séropositive sous traitement ne transmet pas le VIH et que le traitement préventif (PrEP) protège du VIH.

Cette campagne qui est visible pendant plusieurs semaines dans les rues de Paris, est le premier maillon du programme. Vers Paris sans sida soutient aussi des actions directes en lien avec les associations et les structures de santé. Pour 2017, le programme prévoit, avec un budget de un million d’euros, de doubler la capacité de dépistage communautaire des associations intervenant auprès des migrants et des populations afro-caribéennes dans les quartiers prioritaires, de renforcer l’offre de consultations PrEP (+ 1000 personnes prises en charge). Vers Paris sans sida va aussi négocier le prix des autotests du VIH et permettre aux associations et aux centres de dépistage habilités à les délivrer gratuitement d’accroître de 50% leur volume de commande en 2017.

 

Vers Paris sans sida bénéficie d’un financement par la Ville de Paris, le MAC AIDS Fund et le laboratoire Gilead. D’autres donateurs devraient suivre pour ce programme ambitieux qui se donne pour objectif d’atteindre en 2020 le fameux 3X90 qui permettrait de réduire fortement les contaminations:

  • 90% des personnes qui vivent avec le VIH sont diagnostiquées
  • 90% des personnes diagnostiquées sont sous traitement
  • 90% des personnes sous traitement ont une charge virale indétectable

 

C’est la seule façon d’envisager la fin de l’épidémie pour 2030.