David Stuart chemsex

David Stuart: « Il n’y a pas d’un côté ceux qui pratiquent le chemsex et les autres. Cela nous touche tous » (Vidéo)

Dans le cadre de notre série d’articles sur le chemsex, nous avons voulu nous entretenir avec David Stuart, un spécialiste de la question, qui travaille sur le sujet depuis sept ans à Londres, au sein du centre de santé communautaire 56, Dean Street.

Pour Hornet, il revient sur son expérience des les milliers d’hommes gays pratiquant le chemsex qu’il a vu défiler (4000 par mois, dit-il) depuis 2010 en tant que responsable du programme Bien-être au sein du centre.

Il nous explique ce que cette expérience lui a appris sur les usagers de chemsex, mais aussi sur les gays en tant que communauté. Comme son homologue au Spot Beaumarchais, Stephan Vernhes — que nous avons interviewé il y a quelques semaines —, David Stuart estime que la réponse ne peut être que communautaire. Il nous faut changer notre comportement, être davantage bienveillant les uns envers les autres.

A Londres, le chemsex fait des ravages:

« Cela fait sept ans que nous avons commencé et nous voyons de plus en plus de dégâts, nous explique David Stuart. Nous voyons plus de crises, de personnes qui font des overdoses avec le GHB et qui se réveillent à l’hôpital. Je dois le dire: un homme gay meurt chaque mois à cause du GHB à Londres. »

Voir l’interview de David Stuart ci-dessous (Cliquez sur CC pour voir les sous-titres français)

Hornet a publié récemment les résultats d’un questionnaire sur le chemsex en France. Près de 4000 personnes y ont répondu, parmi lesquels 1000 affirmaient avoir pratiqué le chemsex dans les douze derniers mois. C’était la première initiative de ce genre en France.

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A Paris, les usagers peuvent rejoindre le groupe de parole consacré au chemsex, chaque mardi au Spot Beaumarchais.