edouard philippe mariage pour tous

Edouard Philippe, le nouveau Premier ministre, s’était abstenu sur le mariage pour tous mais est opposé à la PMA

Emmanuel Macron vient de nommer Edouard Philippe, maire Les Républicains du Havre, Premier ministre. C’est un signe envoyé au principal parti de la droite et montre la volonté d’Emmanuel Macron de se présenter comme ni de droite ni de gauche. Les experts de la vie politique expliquent aussi que c’est une façon de provoquer un choc et d’attirer vers La République en Marche des candidats de droite pour les législatives.

Edouard Philippe, 46 ans, avocat de profession, est maire du Havre depuis 2010 et député de la circonscription depuis 2012. Il est présenté comme assez secret, cultivé et plutôt modéré. Lors de la campagne des primaires de la droite et du centre en 2016, il soutient Alain Juppé dont il est le porte parole.
En 2013, il a fait partie des rares parlementaires de droite qui n’ont pas voté contre l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe.
Dans une tribune publiée en plein cœur des débats, très animés, à l’Assemblée nationale, Edouard Philippe signe avec Nathalie Kosciusko-Morizet une tribune sur le Huffington Post annonçant qu’il s’abstiendrait lors du vote.
Extrait:

«Le mariage civil, qui est en France depuis plus de deux siècles distinct du mariage religieux, qui permet le divorce, dont le régime juridique a été de nombreuses fois modifié pour en permettre l’évolution, qui organise les droits et devoirs réciproques des époux ainsi que les conditions dans lesquelles ces époux peuvent disposer de droits et de devoirs vis à vis des tiers, ce mariage civil nous semble pouvoir être ouvert aux personnes de même sexe sans que la cellule familiale ou l’institution du mariage à laquelle nous sommes attachés ne soient remises en cause. »

 

Dans cette même tribune, Edouard Philippe et Nathalie Kosciusko-Morizet expliquaient qu’ils étaient opposés à la PMA, à la GPA mais aussi à l’adoption plénière.

 

Lors du vote final du projet de loi, le 23 avril 2013, cinq députés de droite s’étaient abstenus et cinq avaient voté pour (Henri Guaino a voté pour mais a ensuite contesté son vote).
Depuis, de nombreux politiques ont reconnu que si elle revenait au pouvoir, la droite n’abrogerait pas le mariage pour tous. François Fillon, le candidat malheureux de la droite à la présidentielle, promettait de détricoter la loi en réservant l’adoption plénière aux couples hétérosexuels. Une menace abandonnée dans le programme de la droite et du centre aux législatives.