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Emmanuel Macron Président : Réactions à chaud de personnalités LGBT sur les réseaux sociaux

Dès l’annonce de l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, les personnalités LGBT y sont allées de leurs réactions et de leurs commentaires sur les réseaux sociaux . Petit florilège de ces impressions, ces débuts d’analyse, ces coups de colère ou ces oufs de soulagement.

Certains politiques se sont assez rapidement exprimés:

Christophe Girard, maire du IVe arrondissement de Paris


Le maire PS du 10e arrondissement, Rémi Féraud, félicite les électeurs. A Paris, Emmanuel Macron a recueilli 90% des voix.

 

Le maire PS du XIe arrondissement se réjouit aussi:

 

L’adjoint à la maire de Paris, Ian Brossat, qui se présente aux législatives à Paris sous les couleurs du Parti communiste français, se réjouit de la défaite du FN, mais…

 


Jean-Luc Romero, adjoint à la maire du 12e arrondissement et président des Elus locaux contre le sida, pense déjà à la suite:

L’ancien président de SOS homophobie avait fait campagne pour le candidat d’En Marche!

 


Le premier marié de France, Vincent Boileau Autin, souligne le défi posé au nouveau Président:

 

Le fondateur du Refuge, interpelle déjà le nouveau président

 

D’autres ont choisi l’humour, à l’image du journaliste Mathieu Brancourt


Sur Facebook, les commentaires sont souvent plus longs, et pour cause, il n’y a pas de limite comme sur Twitter.

 

Alain Piriou, qui a été porte parole de l’Inter-LGBT de 2002 à 2008, fait part de son inquiétude.

« Beaucoup de choses inquiétantes dans cette élection. Des territoires entiers qui ne veulent plus de l’offre républicaine, une extrême droite qui n’atteint pas ses objectifs mais qui continue à faire tomber ses propres records. Et certains aspects du programme du président élu posent question.
Mais, pour autant, je n’ai pas envie d’être grincheux. Le regard que le monde porte aujourd’hui sur la France, est loin, très loin de la consternation horrifiée qui nous a saisis en 2016 le soir de l’élection américaine. Si l’élection d’Emmanuel Macron peut casser la spirale dépressive dans laquelle s’est laissée enfermer le vieux monde occidental, alors rien que ça c’est une bonne nouvelle. Peut-être finirons-nous nous-mêmes par cesser de nous complaire dans le pessimisme : la France qui va mal, celle qui a voté FN hier ou qui n’a pas voulu s’exprimer, ne peut rien attendre de dirigeants ou de militants qui leur expliquent à quel point nous serions nuls et désespérants.
Je n’ai jamais cru qu’un président, quel qu’il soit, aurait le pouvoir de régler tous les problèmes, même avec une majorité au parlement. Mais franchement, alors qu’on nous promettait Juppé il y a un an, qu’on a ensuite cru que Fillon serait élu dans un fauteuil il y a 4 mois, qu’on a craint un moment que Le Pen aurait finalement ses chances, on ne se retrouve pas avec le plus indigne, ni le plus malhonnête, ni le plus incompétent, ni le plus rassis des présidents. »

 

L’essayiste et journaliste Caroline Fourest, dont les prises de position notamment sur la laïcité a pu faire grincer des dents, préfère, elle, savourer ce moment:

En attendant les lendemain qui déchantent, le rééquilibrage de ce vote par les législatives, les oppositions systématiques, les désillusions des fans de la première heure (« j’ai voté à droite et j’ai été déçu » alors « j’ai voté à gauche et j’ai été déçu » alors j’ai voté à droite et en même temps à gauche et j’ai été deux fois plus déçu »), sans parler des fous habituels qui voient déjà dans l’élection de Macron un complot illuminati…
Savourons tout de même un instant le fait de recevoir des messages du monde entier, fiers de la France et de sa résilience. Notre pays vient d’éviter la dislocation de l’Europe. Il a refusé d’ajouter un nouveau tyran à la tête du monde. Il a réussi à dire non « en même temps » à l’extrême droite, aux intrusions des Russes et aux menaces de Daech pesant sur ce scrutin. Après tout ce qu’il a traversé, même si ces 11 millions de voix au FN sont de trop, c’est la preuve qu’un désir d’espoir résiste. Et oui, ce désir doit nous rendre, pour une fois, un peu optimiste.

 

Yannick Barbe, ancien directeur de la rédaction de Têtu et cofondateur de Yagg, fait un constat étonnant:

« C’est marrant, tous les copains de ma TL à l’étranger sont contents, soulagés et fiers de ce signal de la France envoyé au monde. Alors que mes contacts français… Je ne suis pas dingue de joie, mais plutôt revigoré oui. Et ma cervelle n’est pas restée dans l’urne. »

 

L’optimisme, un mot souvent entendu hier et ce matin, et ici dans un tweet de l’animateur Christophe Beaugrand

 

  • Helene Hazera

    Un joli bouquet d’homocrates.Les mêmes qui roucoulaient « la gauuuuuuuche »au temps de Hollande aplaudissent aujourd’hui un candidat « ni gauche ni droite ». Caroline Fourrest -la seule femme interrogée- n’est pas contestée sur ses positions sur la laicité mais sur son islamophobie.Christophe pourquoi préféres-tu interroger des notables style « refuge » que les membres des associations que tu cotoies dans la rue à chaque manif? (et évidemment je te bises).