Voici pourquoi le monde célèbre la Journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie

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Quand tout a commencé, on l’appelait simplement «IDAHO» – pas l’état, mais la Journée internationale contre l’homophobie (International Day Against Homophobia). La première édition a au lieu en 2004 et, depuis lors, l’événement annuel s’est élargi pour inclure la transphobie et la biphobie, mobilisant des personnes dans 120 pays à travers le monde. Mais qu’est-ce que l’IDABLHOTI?

Comment l’IDABLHOTI a-t-elle démarré?

La Journée internationale pour mettre fin à l’homophobie visait à attirer l’attention internationale sur les problèmes auxquels sont confrontés les LGBT. Le 17 mai a été choisi pour l’événement annuel car il marque le jour où l’Organisation mondiale de la santé a retiré l’homosexualité de la liste des troubles mentaux.

La transphobie a été ajoutée au nom en 2009 et la bisexualité en 2015. Cela a conduit à un acronyme plus long. En France, certaines associations utilisent aussi l’acronyme IDABLHOTI  pour inclure les personnes intersexes; le conseil d’administration qui organise des événements annuel invitant les organisateurs locaux à choisir la terminologie comme bon leur semble.

Dès le départ, de nombreuses organisations importantes ont adopté une approche internationale pour mettre fin à la persécution des personnes queers. Pour le premier événement en 2005, plus de 24 000 personnes ont montré leur soutien, et le nombre a augmenté d’année en année.

C’est encourageant, compte tenu du chemin qu’il reste à parcourir à l’échelle internationale. Très peu de pays proposent une égalité totale à l’échelle nationale pour la reconnaissance des relations et la de la parentalité, et beaucoup criminalisent l’homosexualité. Cette année, les responsables tchétchènes ont lancé une répression sans précédent contre les citoyens gays, avec l’approbation tacite des dirigeants russes.

Soutien croissant

Bien qu’ils varient d’un pays à l’autre, les évenements liés à l’IDABLHOTI  sont habituellement marqués par des défilés, des concerts et des stands de rue. Les pays sud-américains et européens sont particulièrement enthousiastes lors de leurs célébrations.

De nombreux gouvernements et des associations participent à la campagne. L’Italie a été parmi l’un des premiers pays à s’engager, suivie par le Brésil. Le Parlement européen a annoncé son soutien, ainsi que le Mexique et le Venezuela. Sur le plan financier, la Journée est soutenue par des groupes progressistes comme la Fondation Arcus, le ministère français de la Jeunesse et des Sports et Thomson Reuters.

Les priorités de la Journée

Les organisateurs de l’IDABLHOTI recommandent de se concentrer sur un large éventail de questions importantes pour les LGBTQI. Parmi eux: la santé mentale, la question qui a aidé à lancer l’événement en reconnaissance que l’homosexualité n’est plus considérée comme une maladie. La jeunesse, le féminisme et la liberté d’expression sont aussi des priorités.

Au cours des dernières années, l’événement a affiché comme thèmes prioritaires l’asile et les migrations forcées. En 2017, l’accent est mis sur les familles, leur bien-être et leurs droits.

Ce dernier thème sera renforcé par les activités autour de la Journée internationale de l’égalité des familles, qui se tiendra début mai. En s’associant, les organisateurs de l’IFED et de l’IDABLHOTI  espèrent réclamer l’inclusion du terme « valeurs familiales ».

Comment agir?

Les organisateurs ont publié une série d’actions recommandées pour les personnes souhaitant s’engager ce jour-là. Le moyen le plus simple et le plus direct? Rejoindre les organisations existantes dans leur région.

En plus de cela, les leaders de l’éducation sont invités le 17 mai à créer des matériels pédagogiques adaptés spécifiquement aux problèmes LGBTQI, et les législateurs sont sollicités pour introduire des projets de loi pour faire avancer les besoins des citoyens LGBTQI. Les associations sont incitées à créer des ressources pour permettre aux alliés de s’impliquer davantage dans l’émancipation des LGBTQI.

En fin de compte, la façon la plus importante de célébrer l’IDABLHOTI est de ne pas rester indifférent.e. Compte tenu de la persécution constante que les personnes LGBTQI subissent partout dans le monde, il est crucial que tout le monde continue de faire du bruit – pas seulement le 17 mai, mais toute l’année.

Traduction: Christophe Martet