Julie Andrews s’oppose à la « guerre contre les arts » de Trump

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Netflix a récemment diffusé Julie’s Greenroom, un show de 13 épisodes avec la diva musicale Julie Andrews et les marionettes créés par l’atelier de Jim Henson (créateur du Muppet Show). Le spectacle a été qualifié de révolutionnaire, non seulement parce qu’il fait connaître le monde du théâtre aux enfants, mais aussi parce qu’une des marionettes est de genre neutre et s’appelle Riley.

Lorsqu’on lui a posé la question lors d’une récente interview avec The Advocate, Andrews a déclaré qu’elle a toujours été une alliée de la communauté LGBTQ:

« Le théâtre, de toute façon, est une communauté tellement ouverte et libre. Je ne pense pas qu’il y ait eu un moment où je n’ai pas été [une alliée] … Dans ma ville natale, dans ma communauté, j’étais très consciente de la discrimination et du fanatisme et je ne pouvais pas le comprendre. J’ai été élevée pour ne pas être comme ça et ne pas penser de cette façon, et il m’a toujours semblé déroutant que le monde n’accepte pas des êtres humains. J’ai toujours été ainsi et je dois remercier, je pense, les activités professionnelles que j’exerce. Mais aussi la façon dont j’ai été élevée. »

Dans l’interview, Julie Andrews et sa fille, Emma Walton Hamilton, disent également qu’elles ont surtout voulu créer un spectacle artistique pour les enfants à une époque où le président des États-Unis, Donald Trump, menace de réduire le financement du National Endowment for the Arts [l’équivalent du ministère de la Culture].

« Il ne fait aucun doute que [les arts] aident les gens à se comprendre et qu’ils transcendent toutes les barrières, et rien n’est plus important », a déclaré Julie Andrews. « Ils donnent tellement de joie. »

Lorsqu’on lui a posé des questions concernant les lois contre les toilettes de genre neutre, Julie Andrews a déclaré qu’elle souhaiterait que les politiciens transphobes «gardent un esprit ouvert. S’il vous plait, réfléchissez. »

Andrews n’a pas vraiment un énorme passé d’activisme social LGBTQ, elle a cependant toujours été favorable à la communauté gay dans ses propos et a travaillé pour créer l’association HIV/AIDS organization Broadway Cares – mais elle a encore renforcé sa place d’icône gay à travers ses rôles dans des films musicaux qui lui ont donné cette image de « force transgressive, subversive et changeante. »

Ainsi, dans Mary Poppins (le premier grand succès de Andrews), elle ne joue pas seulement la gentille nounou, elle aide les enfants à s’affirmer contre leur père froid et avare. Dans La Mélodie du bonheur, elle aide littéralement une famille à échapper au régime nazi, et dans Victor / Victoria, elle défie les notions de genre en assumant un rôle d’interprète de nightclub travesti.
Traduction: Christophe Martet