Le gouvernement italien renforce les droits des couples homosexuels

Entrée en vigueur en juin 2016, la loi instituant l’union civile en Italie, ouvrant la reconnaissance des couples homosexuels, a été renforcée cette semaine par plusieurs décrets approuvés par le gouvernement de Paolo Gentiloni. Ceux-ci incluent notamment la possibilité de transcrire des mariages contractés  à l’étranger sur le registre italien des unions civiles, et ce, même si le mariage a été conclu avant l’entrée en vigueur de la loi en Italie.

Selon le site gay.it, un sujet a fait l’objet d’intenses débats au sein du gouvernement: comment faire quand un.e citoyen.ne italien voulait contracter une union civile avec une personne étrangèrere de même sexe originaire d’un pays où les unions civiles ne sont pas reconnues? Le décret clarifie ce point. Pour pouvoir contracter une union, la personne étrangère produit un certificat sur l’honneur. C’est évidemment une étape importante: il existe de nombreux états où non seulement il n’y a pas de loi autorisant le mariage ou l’union civile pour les couples homos,  mais où l’homosexualité est discriminée sinon considérée comme un crime.

En outre, en ce qui concerne les mariages de couples de même sexe contractés à l’étranger, ils pourront être transcris officiellement, mais en tant qu’union civile selon le droit italien. Et cette transcription pourra se faire rétroactivement.

Selon gay.it, malgré les pressions, notamment des milieux catholiques, pour bien différencier l’union civile du mariage, les décrets approuvés hier sont un pas de plus vers l’égalité. De nombreux points rapprochent les deux systèmes d’union. Mais dans le cas de l’union civile, l’adoption du nom du partenaire reste optionnel, à la différence du mariage.