generic prep teaser

Répondez à ce questionnaire de santé pour les personnes LGBTI

Les chercheurs bordelais Arnaud Alessandrin et Johanna Dagorn s’intéressent à la santé des personnes LGBTI. Ils estiment que « longtemps cantonnée du côté de la psychiatrie, la recherche sur la santé des LGBTI s’est pour majeure partie concentrée depuis quelques années autour des questions de santé sexuelles et reproductives. » Il existe selon eux quelques études sur la santé globale des lesbiennes, gays, bi.e.s, trans ou intersexes, mais elles sont encore trop rares.

C’est pourquoi, ils ont conçu un questionnaire qui porte sur trois aspects de nos vie: la santé scolaire, les comportements alimentaires, le(s) cancer(s).

L’enquête vise à comprendre certaines caractéristiques de santé des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles trans ou intersexes, à travers des questions brèves et précises. Elles portent en particulier sur le vécu des personnes LGBTI durant la scolarité, le rapport avec les médecins, les discriminations. Y répondre ne prend que quelques minutes.

 

 

La santé LGBTI fait enfin partie des préoccupations majeures des associations mais aussi de la recherche. En mars 2017, Paris a accueilli un colloque international sur ce thème avec de très nombreuses présentations des actions et des enquêtes mises en œuvre pour mieux répondre aux problématiques spécifiques des LGBTI. Le colloque avait abordé quatre thèmes principaux: être en bonne santé dans une société hétéronormée et sérophobe, sport-santé et santé sexuelle, les enjeux de santé à chaque moment de la vie, prendre soin de soin et des autres dans les communautés.

 

Ce questionnaire d’Arnaud Alessandrin et de Johanna Dagorn a été établi dans le cadre d’une recherche financée par la Dilcrah (Direction Interministerielle De Lutte Contre le Racisme l’Antisémitisme et l’Homophobie) pour l’association de la LCD (Lutte Contre les Discriminations). Les résultats viendront nourrir une étude plus large qui comportera également des entretiens avec des patient.e.s et des actrices/teurs du domaine de soins concerné. Au début de l’année 2018 un colloque sera organisé à Bordeaux afin de rassembler des chercheuses/eurs autour de ces interrogations.