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Un maire hongrois ultranationaliste veut interdire les gays et les musulmans dans sa commune

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Membre de l’Union européenne, la Hongrie s’enfonce de plus en plus dans un régime nationaliste, xénophobe et homophobe. L’initiative du maire hongrois d’un petit village, Asotthalom, à deux heures de Budapest, fait froid dans le dos: il veut interdire les gays et les musulmans dans sa commune. Comme est titré le reportage d’une télévision britannique, il veut transformer sa commune en « Utopie blanche ». « L’Europe est petite elle ne peut pas intégrer tout le monde », explique-t-il à la journaliste britannique.
Son objectif? Voir des familles hongroises et ouest européennes blanches s’installer ici. Il n’admet pas la société multiculturelle et revendique les racines chrétiennes de son pays.

Le maire vient aussi de décider de mettre en place une ordonnance pour bannir la propagande homosexuelle. Il est tellement sérieux qu’il a fait installer des panneaux de signalisation bannissant les marques d’affection entre personnes de même sexe, le port de vêtements islamiques et l’interdiction de construction de mosquées (photo ci-dessus).

L’été dernier, ce même maire ultranationaliste s’était félicité de la chasse aux migrants menée par des milices privées.

Cette action est-elle le énième coup de pub d’un maire réac? C’est peut-être plus important que cela. L’action de faire venir des citoyens européens blancs et chrétiens dans la commune est soutenue par une association britannique qui a des bureaux à Budapest: Knights Templar International. Elle n’est pas affiliée à l’église catholique mais ses membres se disent chrétiens.
Sur son site, les messages sont clairement anti-gays et anti musulmans.

Cette association fait la publicité du village et, parmi ses membres, l’ex-patron du parti nationaliste britannique (BNP), Nick Griffith, explique: « La Hongrie est vue comme un refuge face au chaos qui se prépare en Europe de l’Ouest. Les nationalistes, les patriotes, ceux qui approuvent le rideau de fer disant: Dieur merci pour la Hongrie! »
Dans le village, certain.e.s approuvent l’action du maire, d’autres ne partagent pas forcément ses idées. L’une des habitantes explique: Il y a des gays qui vivent dans le village, je me fiche de savoir ce qu’ils font chez eux, mais entre nous ça se passe bien. »

Interrogé à l’issue du reportage pour savoir s’il voulait faire de sa commune un village suprémaciste blanc, il rétorque que non mais ajoute aussitôt: « Nous sommes une population blanche, européenne et chrétienne et nous voulons rester ainsi. »

Vous savez déjà où vous ne passerez pas vos vacances cette année. Bon en même temps, voilà à quoi ressemble une des rues principales d’après Google Earth… et ça ne fait pas franchement envie.