France PrEP VIH

En France, plus de 3000 personnes reçoivent la PrEP pour prévenir le VIH

Plus de 3000 personnes utilisent en France le traitement préventif ou PrEP. Truvada, le médicament utilisé, est prescrit dans le cadre d’une stratégie de prévention spécifique. C’est la principale information qu’on peut retenir de la communication de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Et ce à quelques jours de la fin de la recommandation temporaire d’utilisation (RTU) de Truvada, le 28 février. Après cette date, Truvada sera utilisé en prévention grâce à une extension de son AMM (autorisation de mise sur le marché).

L’ANSM précise aussi que des documents de réduction des risques seront mis à disposition des professionnels de santé concernés.
C’est en janvier 2016 que la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a autorisé l’utilisation de Truvada. Son remboursement est aussi à 100%. Dans des essais, Truvada a permis une très forte réduction de la transmission du VIH chez des personnes séronégatives. C’est le cas en particulier les gays et les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes.
Mais l’ANSM souligne un point majeur: l’utilisation du Truvada dans la PrEP VIH s’intègre dans une stratégie de prévention diversifiée de la transmission du VIH par voie sexuelle. Cette stratégie comprend notamment la promotion de l’usage du préservatif, qui protège non seulement du VIH mais également des autres infections sexuellement transmissibles.

Prise de Truvada en continu

Dans le cadre de la mise à disposition avec l’AMM, l’ANSM a précisé comment pouvait se dérouler la prise en charge à partir de mars prochain.

Truvada, associé à des pratiques sexuelles à moindre risque, est indiqué en prophylaxie pré-exposition pour réduire le risque d’infection par le VIH-1 par voie sexuelle chez les adultes à haut risque de contamination, selon un schéma posologique en continu (1 comprimé /jour).
Le traitement sera initié par un médecin spécialiste hospitalier et/ou exerçant en CeGIDD. Il pourra être renouvelé par le médecin généraliste, dans la limite d’un an, comme c’est actuellement le cas dans le traitement de l’infection par le VIH.

L’Agence souligne en outre les deux principaux risques associés à l’utilisation de Truvada dans la PrEP. Le risque de toxicité rénale  est lié au tenofovir disoproxil fumarate. Le risque de séroconversion sous traitement peut être associé à l’apparition de mutations de résistance du VIH. C’est pourquoi l’ANSM estime indispensable d’avoir un suivi régulier. Celui-ci inclue un dépistage du VIH au minimum tous les trois mois et une surveillance de la fonction rénale.