Primaire de la Belle alliance populaire: qui promet quoi sur les questions LGBT?

[Mise à jour] Programme de Benoit Hamon

Les programmes des candidats à la primaire de la « Belle alliance populaire », qui vont s’affronter lors d’un premier débat télévisé ce jeudi 12 janvier, sur TF1, se suivent et se ressemblent dans les grandes lignes. Economie, écologie, sécurité, santé, les grands thèmes régaliens dignes d’un.e Président.e de la République sont déroulés quasiment dans le même ordre et de nombreuses propositions se retrouvent de programme en programme.

Il faut aller un peu plus loin dans les documents mis à disposition pour lire les propositions des six candidats et de la candidate sur les questions LGBT. Le résultat est globalement assez maigre. Rien sur les droits des trans, rien sur les questions d’homophobie. Il faut le plus souvent se contenter de quelques lignes sur la Procréation médicalement assistée, promise par l’actuel président François Hollande et repoussée par son Premier ministre, Manuel Valls, celui qui aujourd’hui fait figure de favori des sondages dans cette primaire.
Celle qui est la plus précise et la plus diserte sur le sujet est Sylvia Pinel, du Parti Radical de Gauche. Dans son programme, elle se déclare en faveur de l’ouverture de la PMA pour toutes les femmes « sans condition ». Elle est la seule qui aborde aussi plus précisément la question de l’adoption. « Les couples, qu’ils soient homosexuels ou non, et les célibataires doivent pouvoir accéder à l’adoption de manière égale et juste, sans discrimination liée à leur orientation sexuelle ou leur condition maritale. »

François de Rugy, lui, est le seul, à évoquer la Gestation pour autrui (GPA). Il promet d’étendre le droit à la gestation pour autrui (GPA) en l’encadrant. IL promet aussi l’ouverture de la PMA « aux couples de femmes ».
Il n’y a rien dans le programme de Jean-Luc Benhamias sur la PMA. Dans celui de Benoit Hamon, il est précisé que la PMA sera étendue aux femmes seules et aux couples homosexuels. Benoit Hamon s’y était déclaré favorable dans une interview à Yagg en juin dernier. Il souhaite aussi renforcer la lutte contre toutes les discriminations: « subissent encore trop de nos concitoyens en raison de leur sexe, de leur couleur de peau, de leur handicap ou de leur orientation sexuelle. Ouverte, elle considère que la diversité est une richesse. »

Sur son site, Arnaud Montebourg promet l’ouverture de la PMA aux couples de femmes en renvoyant vers une interview vidéo. Mais dans la même interview donnée à Libération le 9 janvier, il redit son opposition à la GPA, qu’il considére comme une « marchandisation des ventres ».

Pour Vincent Peillon qui s’est déclaré candidat après le renoncement de François Hollande à briguer un second mandat, l’ouverture de la PMA aux couples de femmes est une mesure d’égalité des droits.
Enfin, Manuel Valls est le seul à ne pas proposer explicitement l’ouverture de la PMA mais se dit prêt à ouvrir le débat. Un débat qu’il avait lui-même enterré en 2014 quand il était premier ministre (Lire: Manuel Valls veut ouvrir le débat sur la PMA… après l’avoir enterré).