Séquestration viol violence militant LGBT

L’avocat d’un des agresseurs de Zak, militant LGBT séquestré, violé et battu, nie le caractère homophobe

Dans le journal La Provence, l’avocat d’un des agresseurs de Zak, militant LGBT algérien installé à Marseille, a réagi et précise sa ligne de défense

Vendredi, nous avons publié le témoignage de Zak Ostmane. Ce militant LGBT a vécu près de deux jours séquestré, violé et tabassé par deux individus dans un hôtel du centre de Marseille.

Hier, La Provence publiait la réaction de l’avocat de l’un des suspects. Il s’agit de deux légionnaires qui auraient déserté du 2e régiment d’infanterie de Nîmes au début du mois. L’un a 24 ans et l’autre, 31 ans.
Me Gaetan Poitevin affirme que « rien dans ce dossier n’indique qu’il s’agit d’un acte homophobe. Ni même que cet homme a été embarqué dans un guet-apens.

Dans son témoignage, Zak avait expliqué que lors de sa soirée du vendredi 3 mars dans un bar du centre, il pense avoir été drogué puis avoir suivi les deux hommes, sans trop savoir ce qu’il faisait.

S’en est suivi 36 heures de coups, de violence sexuelle et de séquestration.  Ce n’est que dimanche matin que Zak a pu appelé à l’aide et voir ses agresseurs arrêtés par la police.

Me Gaetan Poitevin nie qu’il y ait eu usage de drogue et séquestration. « Il les a suivis sans aucune contrainte et pour l’heure, rien ne prouve qu’il a été drogué. Cela n’enlève rien au fait qu’il a vécu une terrible agression, dans laquelle mon client, qui n’est pas mis en examen pour viol, reconnaît avoir donné des coups ».

Le journal annonce en outre que le juge d’instruction aurait demandé des expertises psychiatriques des deux hommes. Le juge voudrait comprendre pourquoi  il y a eu un tel déchaînement de violence.