Faire l’amour en toute liberté

Faire l’amour en toute liberté. Sans tabou, sans peurs, sans freins, c’est possible. C’est même le rêve… C’est donner et recevoir, pour toi et pour l’autre en prenant soin de toi et de ton corps. Après tout, le sexe, c’est surtout du plaisir… Et pour qu’il le reste jusqu’au bout, il suffit de prendre quelques précautions. Parlons d’amour…

Une sexualité épanouie

Le sexe, c’est beau ! Quelles que soient tes préférences en termes de pratiques, faire l’amour met en valeur. Ton corps d’abord avec toutes ses possibilités : caresses, baisers, fellations, pénétrations… Autant de choix qui s’offrent à toi selon tes envies. C’est le secret d’une sexualité épanouie et d’équilibre si tu es en couple notamment. Apprends à découvrir ce que tu aimes (ou pas) et fixe-toi tes propres limites. On en a tous… Même si tu as envie d’aller très loin, tu sais au moins où tu vas. N’hésite pas à en parler à ton partenaire. Souvent, quelques mots suffisent… Il sera plus à ton écoute et du coup, tu seras plus à son écoute aussi. C’est la relation intime et précieuse avec ton corps qui en fait toute sa valeur. Tu peux aussi varier les plaisirs et te rendre compte que le sexe est tout autant épanouissant, que tu aimes le faire à deux, à trois (voire plus)… Ce n’est pas seulement l’acte sexuel en lui-même qui te procure du plaisir, c’est aussi le sentiment de liberté et d’amour de ton corps qui en résulte. Car aimer le sexe, c’est souvent aimer ton corps, sa beauté, mais aussi ses imperfections et ses différences…

Dépisté, libéré !

Il existe aujourd’hui plusieurs moyens de se protéger (voir sexosafe.fr). Pour garder ce sentiment de liberté que te donne une sexualité épanouie, tu te dépistes. Pourquoi ne pas transformer l’image que tu as du dépistage en l’intégrant dans ta vie comme un rendez-vous utile et régulier? Tu peux décider de faire un dépistage du VIH au moins tous les 3 mois en fonction de tes pratiques et de ton nombre de partenaires. Ce rendez-vous te permettra d’être maître de ta sexualité. Il t’offrira aussi l’avantage de pouvoir y joindre un dépistage des autres IST. C’est très facile d’intégrer un rendez-vous trimestriel « dépistage » dans son Smartphone ! Et rappelle toi, avec les traitements, un séropositif dépisté tôt vit comme un séronegatif, et en plus, il ne transmet plus le virus.

On se fait la totale ?

Puisque tu as mis en place ton « rendez-vous dépistage » pour le vih, pourquoi ne pas en profiter pour dépister les autres IST. A moins de faire l’amour en combinaison de plongée, il y a une possibilité d’en contracter une lors de tout rapport sexuel.

  • J’aime ma bouche : on peut attraper une blennorragie (gono ou chaude-pisse) par la bouche, plus précisément la gorge. On peut aussi contracter une syphilis par un rapport bucco-génital.
  • J’aime mon cul : à moins d’avoir beaucoup de chance (ou beaucoup de souplesse), on détecte rarement soi-même une IST autour de son anus. Du coup, il ne faut pas hésiter à dépister la syphilis, la gono ou les condylomes. Les fans du fist-fucking peuvent attraper l’hépatite C.
  • J’aime ma bite : c’est là qu’on voit le mieux les premiers symptômes d’une IST, que ce soient les écoulements ou les chancres, par exemple. Et pourtant, beaucoup de ces infections ne présentent aucun signe visible. Du coup, tu te dépistes la gono, les chlamydiae et la syphilis.

 

Retrouve toutes les infos sur le dépistage : http://sexosafe.fr/le-depistage

Texte: Dominique Chaudey