Aurane Reihanian

SOS homophobie porte plainte contre le chef des « jeunes avec Wauquiez »

Aurane Reihanian, responsable des « Jeunes avec Laurent Wauquiez” a déclaré dans les colonnes de Libération que les enfants conçus par PMA  «ne devraient même pas exister». Il avait ensuite tenu à préciser que ses propos ne visaient que les enfants nés au sein d’un couple de femmes — on avait compris.  L’association SOS homophobie a annoncé avoir porté plainte contre lui, pour  « incitation à la haine et à la violence homophobe ».

« De tels propos nourrissent et légitiment la haine contre les couples de femmes et leurs enfants. Ils sont un appel à la négation de l’existence des familles homoparentales. », explique l’association dans un communiqué.

Ces propos sur la PMA, ajoutés à d’autres propos sur les fils d’immigrés, lui ont valu d’être écarté de la course à la présidence des jeunes Républicains par Laurent Wauquiez, le tout nouveau patron du parti — pourtant jamais à court d’argument et de propos désagréables sur la PMA lui-même. Il a finalement fini par faire de timides excuses.

Pour SOS homophobie, cela n’est pas suffisant: « Malgré la condamnation par le président des Républicains, Laurent Wauquiez, des propos tenus par Aurane Reihanian, SOS homophobie s’inquiète de la persistance d’un climat homophobe et transphobe et appelle l’ensemble des responsables politiques à prendre clairement position, à la fois contre la haine anti-LGBT et en faveur des droits des personnes lesbiennes, gay, bi et trans. », insiste l’association, qui sera représentée au tribunal par Maître Caroline Mécary.

« Alors que le président de la République s’est engagé en 2018 à ouvrir la PMA à toutes les femmes, l’association sera dans les mois à venir très vigilante face à tous propos qui mettraient en cause ou stigmatiseraient les enfants selon leur conception, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre de leurs parents. L’association rappelle la nécessité d’un débat public digne et respectueux de tous les enfants et de toutes les familles. », conclut SOS homophobie.

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